samedi 24 février 2024

Une photo, un poème sporadique, #12

wc.webp, févr. 2024
Genève, 23 février 2024

ça passe ça pousse ça presse
coulent d’aisance les Eaux-Vives
les pantalons se baissent

vendredi 16 février 2024

Une photo, un poème sporadique, #11

enclos.webp, févr. 2024
Luxembourg, 8 février 2024

hors des chemins du parc
l’invisible remue dans sa cage
des feuilles tapissent un sol
qu’il ne faut pas fouler
— du ciel stoïque devant
les chatouillis de la canopée
ne coule rien : pas une goutte
de lyrisme dans ce poème
juste une vague impression d’enfermement
; le véritable univers
inaccessible entier dans
une ironie rectangulaire

jeudi 8 février 2024

Une photo, un poème sporadique, #10

andalou.webp, févr. 2024
Séville, 4 novembre 2018

écris bien exprime-toi bien
cultive l’aphorisme
l’image heureuse
l’ironie mordante —
arrache tes pensées pour
les coucher sur les murs ;
disperse-les dans les champs —
donne du burin à tes mots
comme s’ils devaient graver
ton épitaphe :
sentence imparable pour
des siècles et des siècles

mardi 30 janvier 2024

Une photo, un poème sporadique, #9

saxo.webp, janv. 2024
Luxembourg, 10 janvier 2024

bruissante la vallée
crissement de roues
caténaires aux étincelles
charbon aigu des mésanges — tu
tords ton embouchure
gigotes depuis le toit
poussée sans bruit des mousses
or jamais ma bouche
cou tendu
n’atteindra ton anche
je salive de bave silencieuse

mercredi 24 janvier 2024

Un monde très sportif

La poésie de Patrice Maltaverne est exigeante. Pas difficile d’accès, non : exigeante dans le bon sens du terme. On voit çà et là tant de vers éthérés, usant de mots simples, décrivant des situations faciles à reconnaître ou à analyser que lorsqu’un recueil résiste — au départ du moins — à l’identification aisée d’un fil conducteur ou d’une thématique globale, on doit parfois mobiliser son énergie pour en continuer la lecture. Et tant mieux : si le poète a dépensé de l’énergie pour écrire, celui ou celle qui le lit peut bien aussi faire un petit effort. Il faut dire qu’ici, ça commence bien : « Un corps d’adolescent / a été poussé au fond d’un cercueil ciré ». Mais, on l’a vu, il ne nous sera pas servi de poésie narrative strictement documentaire. Qui est l’adolescent, que s’est-il passé ? Tout au plus aurons-nous des indices. En tout cas, « avant le plongeon final / sa vie devait dépasser / la vitesse de la lumière ». Le décor que plante Patrice est, comme souvent chez lui, celui d’une ville moderne et banale, pas celui d’un quartier historique classé ni celui d’une campagne fantasmée. On ne sait comment y jouir « de ces champs d’orties / acclimatées / où paît une bande de pneus ». Sans doute les cubes de béton y sont-ils majoritaires. Le « paradis artificiel » présente en outre des dangers : on y rencontre un « corps stigmatisé par les ronces »… tandis que « l’humain n’est plus qu’une chose / bêtement soudée par la peur ». On rencontre aussi pas mal d’autos, car l’auteur, expérimenté, sait s’emparer de tout pour créer la poésie. Les produits de l’industrie permettent en outre des élans surréalistes : « Il y a tellement de parkings / dans ces voitures / que les mammifères supérieurs / se vitrifient ». Combative, la nature résiste tant bien que mal : « pour ne pas devenir loques / les branchages tassent la tête / contemplatif mausolée du hasard ». C’est donc à des poèmes d’ambiance en forme de feu d’artifice d’images que nous invite l’auteur, confiant dans notre capacité à nous imprégner de vers qui ne se livrent jamais sans déclencher auparavant un stimulus mental. S’il n’y a rien d’obscur dans la syntaxe, si les phrases sont limpides prises une à une, une certaine volonté de brouiller les pistes est patente. Allusions et bribes d’histoires tissent ainsi majoritairement leur toile en filigrane.  « Quelquefois le sport vient de l’enfer / où nous sommes plongés » : le Monde très sportif du titre se rapporte au fond autant à l’écriture cadencée, à l’ambiance sophistiquée qu’au halètement de la lectrice ou du lecteur. Essoufflé après avoir reposé le livre, on sait gré à Patrice Maltaverne ne nous avoir emmenés dans une poésie moderne, vivante… et exigeante.

Patrice Maltaverne, Un monde très sportif, Les Lieux-Dits éditions, ISBN 978-2-493715-40-1


Extrait audio :

samedi 20 janvier 2024

Une photo, un poème sporadique, #8

soleil.webp, janv. 2024
Luxembourg, 20 janvier 2024

hé ! carillon
aux passantes gelées
aux passants frappés
: aujourd’hui joue donc
place du marché
l’Hymne au soleil
de Lili Boulanger

mardi 9 janvier 2024

Une photo, un poème sporadique, #7

moorea.webp, janv. 2024
Moorea, 13 août 2011

sans trembler
au mercure qui dégringole
   (enfin !)
tu opposes
le froid intellect
d’un souvenir
de lagon — le brut
édifice du corail
contre l’océan :
le froid est un état d’esprit

vendredi 5 janvier 2024

Une photo, un poème sporadique, #6

chateauneuf.webp, janv. 2024
Châteauneuf, 20 novembre 2023

ourse ou laie je

   vaque
membres déconstruits
nuages invoqués au
plafond des sons
rauques — feuilles cambrées
d’une lutte automnale

   tourne
autour de mon
axe du bien-pensé chaud
d’un breuvage âcre — visions
diurnes & vœux tièdes
; champs à investir
de vocables

   grogne
griffue — fumigation
des sens écartés du corps
terre au goût
de mousse torréfiée
mousse au goût de
terre brûlée

des ailes :
chouette je serai

mercredi 27 décembre 2023

Une photo, un poème sporadique, #5

chaise.webp, déc. 2023
Kraainem, 16 décembre 2023

je rêve d’un bureau au cœur
des réseaux qui tissent sous le bitume
des ruisseaux puants
des cloaques coulants

— un bureau où tourner
sur un fauteuil de président
& piocher dans les déchets qui flottent
les plans d’un chantier immense
d’une surface nouvelle
sans ruisseaux puants
sans cloaques coulants

rien de dissimulé, non :
la franche table rase d’un nouveau commencement

samedi 23 décembre 2023

Les Sentiers de recouvrance

C’est dans le cadre de la préparation d’un entretien croisé à paraître à l’automne 2024 que j’ai pu lire Les Sentiers de recouvrance avant sa publication officielle en janvier prochain. Je n’avais pas initialement prévu d’article sur l’ouvrage, en tout cas pas, pour diverses raisons, dans les journaux papier qui accueillent certaines de mes recensions. Mais, à la lecture, il m’a paru impossible de ne pas rendre compte de ce roman.

« Ayden se sentit aussitôt moins angoissé. Dans sa tête, les lombrics reprirent leur travail silencieux d’aération et de fertilisation. Les embryons de charmes, de chênes et de châtaigniers se remirent à absorber les éléments nutritifs contenus dans leurs graines, et leurs radicelles à s’enfoncer dans les profondeurs tièdes du monde. La toile invisible des réseaux micellaires renouait sa conversation secrète. » Après plusieurs livres qui faisaient ressentir avec gourmandise le vertige de l’exploration spatiale, Émilie Querbalec fiche ses mots dans l’humus de notre bonne vieille planète. Comme Kim Stanley Robinson, qui après sa trilogie martienne nous a gratifiés d’un Ministère du futur en forme de plaidoyer pour les générations futures ici-bas et pas dans l’espace, l’autrice se coltine à la fiction climatique avec en tête l’envie de « réparer nos liens à la Terre ». Et elle célèbre celle-ci avec beaucoup de soin, détaillant espèces végétales ou animales avec une plume agile, dans ces années 2030 où la montée des eaux a rendu le bord de mer périlleux, où l’« érosion se [mesure] maintenant à l’échelle d’une vie humaine, modifiant les mentalités et les comportements de manière progressive ou brutale, selon les cas ».

Difficile, dans ce futur proche, de ne pas céder à l’écoanxiété, en particulier pour les jeunes dont l’avenir pourrait être sévèrement compromis. C’est dans ce contexte qu’Ayden, qu’on a rencontré plus haut, va croiser le chemin d’Anastasia dans une Bretagne propice à la recouvrance — ce beau substantif un peu désuet, mais qui dégage une harmonie potentielle dont le livre entend se faire l’écho. C’est qu’au-delà du réchauffement climatique sévère, les deux adolescents ont dû aussi affronter d’autres épreuves personnelles. La recouvrance qu’ils entament, en harmonie avec la nature, devient ainsi l’image de celle que le genre humain se doit de mettre en œuvre pour retrouver l’harmonie avec sa planète. S’ajoute à cela que la jeune femme écrit de la poésie… et puis qu’au fil du livre on croise des anges ou des dragons, fantasmés ou pas (n’en révélons pas trop) : nous voilà bien loin d’un monde technocentré à l’extrême. On plonge au cœur des espèces qui peuplent la Terre, fussent-elles imaginaires. Difficile de ne pas ressentir d’émotion à la première scène d’intimité d’Anastasia avec une jument ; impossible de ne pas avoir envie de plonger ses mains dans le sol avec Ayden. Sans candeur excessive, avec une conviction étayée par un style qui chante la diversité, l’intrigue nous amène à croire vraiment que chacun possède « au fond de soi la force d’aider quelqu’un à guérir ». À l’heure où les discours clivants et les actes guerriers prennent une place prépondérante dans le flux d’informations qui nous baigne, Les Sentiers de recouvrance fait le choix, que partagent de plus en plus d’auteurs et autrices, de la science-fiction positive, sans mièvrerie cependant.

Émilie Querbalec revient souvent sur l’importance pour elle du concept de « fiction panier » d’Ursula K. Le Guin. Dans ce livre, elle marche sur les traces de son illustre prédécesseure, clairement. Elle n’en oublie pas son Japon natal pour autant, puisque la fable écologique La Forêt amante de la mer, de Shigeatsu Hatakeyama, se trouve évoquée au fil d’un dialogue. Sources d’inspiration aussi, les rapports très précieux de l’association négaWatt, qui propose des scénarios de transition énergétique vers un partage équitable des ressources. La documentation soigneuse s’insère avec légèreté dans l’intrigue, menée avec l’empathie qu’on connaît déjà à l’autrice. Ce retour au bercail après le vide intersidéral, cet enracinement dans la terre et sur la Terre offrent ainsi son livre le plus attachant à ce jour.

Émilie Querbalec, Les Sentiers de recouvrance, Albin Michel Imaginaire, ISBN 9782226488688 (parution le 17 janvier 2024)

vendredi 22 décembre 2023

Une photo, un poème sporadique, #4

dino.webp, déc. 2023
Luxembourg, 20 décembre 2023

crocs affûtés
griffes taillées
bave au taquet
les tours économiques
plastifient à
tour de bras
pour distraire
colorent
pour régner :
« Avertissement : cette machine à remonter le temps ne convient pas aux sauriens de moins de trente-six mois. »

mercredi 20 décembre 2023

Pour Traction-brabant 106 : La Chambre et le Barillet

Dès le début, Tom Buron « percute et brésille le verbe ». C’est donc au sein du « territoire de la langue » qu’évolue ce recueil, territoire d’intense intérêt sur lequel le poète entend reprendre le contrôle, car il est devenu champ de bataille : « Une nuit qu’ils remaniaient la langue / en baroqueries industrielles et remplissaient / leurs missions dans les combustibles, / des centurions / prenaient d’assaut la périphérie ». Avec les « dogues du vendredi soir » comme antagonistes, La Chambre et le Barillet tient du récit de bataille épique contre le désenchantement provoqué par la standardisation du discours. La preuve ? Une abondance de mots rares et précieux — paraclet, hérésiarque… tiens, est-ce un hasard si ces vocables relèvent du champ religieux ? — qui font leurs emplettes dans « la grande épicerie / de la langue française ».

Histoire de bataille donc, symbolique plutôt que strictement narrative. Dans une première partie nommée « ad undas — déroutes et combats singuliers », on devine un enfant qui se dresse contre « le triomphe de l’immédiateté ». Et comme « le carnage est son épice », la violence des mots se déchaîne sa vie durant, rendue avec une fascination pour la sonorité par Tom Buron, qui joue d’homophonies (l’athanor croise l’éthanol) sur le chemin de ses vers. Viennent ensuite les « derniers rounds avant mue » ; là aussi, la bataille fait rage, une « morale au revolver » se dessine, laquelle commence à livrer des pistes d’interprétation pour le titre du livre, jusque-là énigmatique, il faut bien le dire. En bon amateur de musique, le poète évoque la fugue pour moquer les « monologues idiots / creusés dans la débâcle ». Serait-ce, enfin ! le triomphe de la langue vraie ?

La troisième partie, qui partage son titre avec celui du recueil, installe une ambiance de détective privé ou de bourlingueur à la Cendrars (« quel alcool pour me ramener à Dakar quel accord pour retrouver Pétersbourg »), jouant encore de sonorités (l’alacrité sur la caldeira) pour s’adonner au « tournoiement du barillet ». Le western spaghetti n’est pas loin non plus. Le choix de ne plus passer à la ligne, mais de séparer les fragments de phrases par des tirets cadratins, crée un rythme plus haché — mais en même temps une impression de prose qui renforce l’atmosphère de polar. Repensons aux centurions cités plus haut : on a donc voyagé dans l’histoire ainsi que dans les genres littéraires, livrant une bataille inlassable contre l’étiolement du langage. Pas mal, pour un opuscule de 32 pages qui tient dans la poche.

L’objet, en effet, a été soigné par l’éditeur : dimensions adéquates pour un transport aisé (le transport des sens étant assuré par l’auteur, cela va de soi), coin supérieur arrondi, belle impression en tirage limité (ne tardez pas…), tout concourt à donner à ce petit livre une prise en main qui met en condition pour la langue épique de Tom Buron. Et comme « jouer à s’écorcher le mot » restera longtemps un affrontement entre tenants de l’appauvrissement servile et chantres de l’ouverture des paroles au monde, celui-ci conclut avec les mêmes vocables que ceux qu’il a utilisés au départ : « ad undas », mais que surtout l’on ne jette pas La Chambre et le Barillet aux flots !

Tom Buron, La Chambre et le Barillet, Angle mort éditions, 32 p., 6 €, ISBN 978-2-9578277-5-6
Cette chronique a paru dans le numéro 106 du poézine Traction-brabant, à découvrir ici si le cœur vous en dit. Merci à Patrice Maltaverne pour son accueil.


Un extrait de « derniers rounds avant mue » :

VII

Il y eut tant de domiciles et tant d’expéditions
nous avons tant entendu les hommes parler d’éclat
par épines et chardons
charbon sur les rétines
impeccablement séditieux à la poursuite
de l’Histoire et des mutilations
enregistrant la racine des lendemains
au parapet de monologues idiots
creusés dans la débâcle

Depuis les cellules de cet asile
profondément désolé de ne
pouvoir en fin de compte
n’avoir d’intérêt qu’en la brûlure

samedi 16 décembre 2023

Une photo, un poème sporadique, #3

pouilly.webp, déc. 2023
Pouilly-en-Auxois, 20 novembre 2023

on avale on déglutit
l’écho cavale on glapit
dans le noir enfoncé
humide voguant
— la main cherche
dans l’eau glaciale
une carpe providentielle
          ou
une grenouille
princière !
gluante & salutaire

jeudi 7 décembre 2023

Une photo, un poème sporadique, #2

 
coprin.JPG, déc. 2023
Romont, 19 novembre 2023

fuis le coprin aux
cheveux ras
:
sous terre
conspire
son mycélium

— bientôt
fuseront alentour
les spores agiles
de l’ultime envahisseur

— un jour viendra
où tu feras
aussi
office de substrat

mardi 5 décembre 2023

Le long des fissures

« Marcher pour écrire, c’est avant tout marcher. L’écriture viendra peut-être plus tard. Le premier effet de la marche, c’est le vide : la disponibilité aux chemins et la mise à distance des pensées trop présentes. » Pendant une résidence à Marseille, Patricia Cartereau et Éric Pessan décident d’explorer le sentier de grande randonnée 2013, par la chaleur caniculaire de l’été 2018, pour ensuite fixer leurs expériences croisées de peinture, dessin et écriture. L’un des intérêts de ce livre est que ce n’est pas celui d’un écrivain et d’une plasticienne dans des rôles définis et séparés ; dans les textes, il faut guetter les accords féminins pour savoir quand la narratrice s’exprime, même si au fil des pages on apprend à distinguer les styles… qui pourtant se fondent l’un dans l’autre comme seuls peuvent le faire ceux d’un couple depuis quasi trente ans à la ville. Si les écrivains marcheurs sont convoqués, si les souvenirs d’enfance ou d’adolescence reviennent à la faveur des déambulations, il n’en reste pas moins que « l’époque est à la méfiance ». On croise des hommes en armes, des clochards pas toujours célestes, des malotrus, des détritus et des crottes de chien disposées pour piéger les randonneurs. Mais le couple sait qu’« il y a de la joie à simplement sentir ses muscles lourds, à ne pas avoir passé la journée devant un écran, à s’être égoïstement coupé des soubresauts du monde ». Quand on met un pied devant l’autre, on gamberge quand même un peu, et l’on sent poindre à la lecture une écoanxiété liée à l’« ère du libéralocène », tandis que Cartereau et Pessan mesurent le privilège qui leur est accordé : « Plus je marche, plus je sais ma chance de marcher pour travailler ma langue. Ce luxe. » Loin de la glorification bobo et ampoulée d’une marche comme retour à la nature, érigée en artifice d’un développement personnel réservé aux plus riches, le couple marche « parce qu’il est inutile de le faire ». Pas pour tout le monde, et nombre de réflexions du livre traduisent en images des différences sociales – des fissures – difficilement justifiables, dans une ville, Marseille, qui les étale en plein soleil d’été. Le statut d’artiste n’est pas une sinécure non plus, mais au moins leurs vies sont-elles « bricolées de joie et de nécessité ». Et puis « la vie est migrante » et le volume gorgé d’empathie. Les mots et les images se répondent, soudain surgissent des séries de doubles pages colorées qui montrent des cailloux fascinants par la variété de leurs surfaces. Il y a à la fois du banal et de la grâce, du café du commerce et de la littérature dans cette prose et ces illustrations qui ont la sagesse de ne pas se laisser aller à l’emphase. Elles croquent un quotidien mis à distance par quelques enjambées, le temps d’une saison que le réchauffement climatique attise. « Peut-être que la littérature a aussi été inventée pour garder mémoire de ce qui n’a pas vraiment d’importance. Sans cela, qui pourrait se souvenir ? » : on se promène avec ce livre sur les ailes du papillon de l’effet du même nom.

Patricia Cartereau & Éric Pessan, Le long des fissures, L’Atelier contemporain, ISBN 978-2-85035-103-7

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